Menace sur l'IVG

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Menace sur l'IVG

Message  Anne94 le Mar 19 Jan - 15:17


Loi Veil: aux larmes infirmières, aux armes citoyennes!

« Rationalisation de la santé », « regroupement hospitaliers », «
économies d’échelle »…Quels que soient les termes utilisés, la
conséquence est là : les Centres d’Interruptions Volontaires de
Grossesse (CIVG) ferment l’un après l’autre. Une remise en cause, dans
la pratique, du droit à l’avortement.

Tenon, Rostand et Broussais ont fermé leurs portes. Avicennes et Saint
Antoine sont en sursis. Les centres IVG parisiens connaissent une
période difficile. La cause ? La politique hospitalière est entrée dans
une phase de rationalisation économique pour « une plus grande efficacité et une meilleure offre de soins »
assurent en cœur le ministère de la santé et l’AP-HP (Assistance
Publique – Hôpitaux de Paris). La logique financière pousse au
regroupement. Que les centres IVG soient les premiers touchés n’est pas
étonnant. Une IVG chirurgicale est tarifée 300 euros contre 3 fois plus
pour une fausse couche. Les deux actes techniques sont pourtant
similaires : même matériel, même personnel…

Une gestion comptable de la santé qui n’intègre pas le facteur humain dans le
calcul. Ariane Calvo, adjointe à la mairie du XXème arrondissement
chargée de l’égalité hommes/femmes s’est battue au sein du collectif
pour sauver le CIVG de l’hôpital Tenon. Elle refuse qu’on puisse
appliquer une logique de médecine de pointe à l’IVG : « les femmes
qui viennent pour une IVG ont des besoins particuliers : la proximité
et l’accompagnement sont indispensables. On en vient à créer des usines
à avortement qui font fuir tout le monde…
»
Mais le CIVG de
Tenon a bien fermé, transféré aujourd’hui à Saint Antoine. Reste une
antenne d’orientation et d’écoute où les deux infirmières semblent
inquiètes de la tournure des évènements.

Des craintes partagées du côté de Saint Antoine. Pas de personnel ni de moyens
supplémentaires et un centre déjà surchargé qui voit arriver un surplus
de demandes. « On est sur le fil du rasoir » explique Régine Linard, infirmière CGT. « Ils jouent sur le fait que l’on fait de plus en plus d’IVG médicamenteuses pour réduire les moyens en chirurgie ».
Pourtant, les IVG par aspiration représentent encore 60% des
interventions. Un démantèlement de Saint Antoine a été annoncé mais,
pour le moment, l’infirmière se veut rassurante : « le centre est encore là, dans le nouveau bloc de chirurgie ambulatoire ».
Mais lorsqu’elle évoque les réunions fréquentes de l’AP-HP concernant
un transfert économique de la maternité, le doute devient pesant : « si la maternité ferme, il n’y aura plus de centre IVG ici, les spécialistes seront partis ».
L’ensemble de l’est-parisien ne disposerait alors plus que d’un seul
CIVG, aux Bluets, alors que ce même territoire connaît une explosion
des grossesses adolescentes (13-18 ans)
.
http://www.marianne2.fr/Loi-Veil-aux-larmes-infirmieres,-aux-armes-citoyennes!_a183533.html

Anne94
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