SANTE : LE PACTE REPUBLICAIN AU BORD DE LA RUPTURE

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SANTE : LE PACTE REPUBLICAIN AU BORD DE LA RUPTURE

Message  Patriote le Mar 29 Déc - 17:33

SANTE : LE PACTE REPUBLICAIN AU BORD DE LA RUPTURE



Les études du cabinet Ialma et du CSA publiées
aujourd’hui conduisent à un diagnostic sans appel : le pacte de
solidarité qui lie les français depuis 1945 dans le domaine de la santé
est sur le point d’être rompu. Chaque citoyen cotisait à un système de
solidarité à la mesure de ses revenus et chacun se voyait soigné avec
les mêmes moyens quelle que soit son origine sociale. Vingt ans de
renoncements conduisent maintenant la part des ménages à s’accroître de
façon exponentielle tandis que l’Assurance maladie se retire
progressivement au profit du système des mutuelles, parfaitement
inégalitaire, puisque les remboursements y sont proportionnels au
montant des cotisations versées.


Cette évolution n’a rien de fatale. Alors que le
transfert de richesse des revenus du travail à ceux du capital a été
massif en vingt ans, les cotisations sont restées centrées sur les
revenus du travail, et la CSG - qui s’applique à tous les revenus - n’a
fait que partiellement compenser cette évolution aux dépens non
seulement des plus démunis mais aussi des classes moyennes de plus en
plus mises à contribution en sus des cotisations sociales.


La gestion bureaucratique et incompétente du système de
santé a laissé filer cette évolution catastrophique. Faute de vouloir
réguler une médecine qui tire l’essentiel de ses revenus de la
solidarité sociale, on a laissé libre cours à l’idéologie du
“libéralisme” médical : liberté d’installation, liberté des honoraires,
transfert des obligations de continuité des soins de la médecine de
ville vers les urgences des hôpitaux. Ces derniers, passés d’une
gestion soviétique opaque à un fonctionnement comptable aveugle sur le
long terme tout en gardant une organisation interne anarchique et
démobilisatrice, sont incapables d’assurer le redressement
indispensable, pris en tenaille entre un discours managérial méprisant
pour les professionnels et le corporatisme de la médecine hospitalière.


Au moment où le gouvernement de Barak Obama cherche à
corriger la dérive qui a vu aux Etats-Unis la part des assurances
privées passer de 7% à 17% des revenus des ménages en vingt ans, la
France s’engage allègrement dans la même impasse. Car outre les effets
dévastateurs sur le sentiment de solidarité nationale - dont le
gouvernement et le Président se gargarisent en ce moment même à des
fins d’opportunisme électoral - le système américain a démontré son
échec en matière sanitaire, laissant sur le carreau un tiers de sa
population qui n’a plus les moyens de se soigner décemment. Bien loin
d’assurer la liberté de prescription des médecins, qui est dans notre
pays un gage de qualité des soins, la médecine est devenue à 80%
salariée des groupes financiers qui imposent des normes de prescription
dictées par les seuls impératifs des économies financières et de la
rentabilité des assurances privées qui ont pris le contrôle,
directement ou indirectement , des établissements de soins.


Nous ne voulons pas de cet avenir.


Nous voulons la mobilisation des professionnels, la
justice sociale dans les sources de financement, une gestion dynamique
des hôpitaux - publics ou privés s’ils veulent être unis dans un même
effort - et qui rassemble les directeurs et les soignants dans une même
cogestion.


Nous vivons un tournant démographique et sanitaire,
marqué par le vieillissement de notre population et la venue au premier
plan des maladies chroniques lourdes comme le cancer ou les maladies
neuro-dégénératives. Ce tournant exige une refonte du système de santé
qui doit passer d’un modèle “hospitalo-centré” à un modèle ambulatoire
fondé sur la continuité des soins entre les établissements de santé et
les soins de ville au domicile. La protection sociale, le système de
santé, seront au cœur des choix de société dans les dix ans qui
viennent.


Ces choix appartiennent aux Français et non à une
gestion molle de privatisation rampante et hypocrite. Nous voulons des
Etats généraux de la santé et une nouvelle loi-cadre analogue à celle
de 1945, soumise aux citoyens par référendum.


François MORVAN
Délégué national à la recherche et à la santé de Debout La République
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Re: SANTE : LE PACTE REPUBLICAIN AU BORD DE LA RUPTURE

Message  didier11 le Jeu 25 Fév - 21:19

Nouvelle liste de 200 médicaments "déremboursés".

http://www.lesechos.fr/info/sante/300412805-les-medicaments-au-taux-de-remboursement-reduits.htm

Cette semaine, ma fille est allée chez le médecin. Passage à la pharmacie et 13,80 euros de ma poche. Et ça ne va pas mieux....la sécu.... pas ma fille.

On nous pousse de plus en plus vers les surcomplémentaires de santé, payantes bien entendu, surement parce que le marché de la santé est juteux.

Une fois de plus, l'intérêt général est bafoué. Je pense particulièrement aux personnes (dont le nombre augmente) contraintes de choisir entre se soigner et avoir des loisirs ou tout simplement se nourrir.

A ce propos, quelle la position de DLR sur le financement de la protection santé.

didier11
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